L'édito

 

Puisque, sans vous, chers membres, elle n'aurait plus lieu d'être. Et puisque, grâce à vous, à votre présence, votre énergie, elle est compte parmi l’une des premières associations en Principauté de Monaco.

«l’ A.M.I .», comme vous la surnommez, c'est avant tout ...

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Interview de Corinne Roehrig-Saoudi

 

Interview de Thierry Apparu - Centre de Presse de Monaco @2012


Spéciale interview pour l'Association Monaco-Italie :


Magali  : En qualité de Médecin Public, quelle motivation vous a poussé à écrire ce livre ?


Corinne Roehrig-Saoudi
: Je suis -initialement- médecin de santé publique, et j’ai beaucoup travaillé dans le domaine de la prévention, surtout auprès des enfants et des adolescents, dans le cadre de ce que l’on appelle  les « conduites à risques », c’est-à dire ce qui touche la toxicomanie, le mal-être, la sexualité, … Avant de devenir thérapeute familiale et d’œuvrer davantage vers le retour de l’harmonie dans les familles, troublées par des comportements difficiles des enfants et des adolescents.


M : Où avez-vous trouvé l'inspiration pour écrire ces six histoires extraordinaires ?  Avez-vous eu l'occasion de croiser tous vos personnages ?


C.R-S. : L’origine et « l’inspiration » viennent de conversations avec mon mari, cardiologue. Comme le dit le proverbe « quand un médecin rencontre un autre médecin… ils se racontent des histoires de médecins ! ». Ainsi au fil des années il lui est arrivé de me faire part d’incidents, de maladies qui m’ont paru absolument étonnantes, stupéfiantes. C’est le côté médical de l’aventure qui était extraordinaire, d’autant qu’il était vrai. La plus spectaculaire, à mon sens, c’est Janus, celle qui donne son titre au livre : c’est une histoire qui est vraiment arrivée ! Comme toutes les autres ! Mais je n’ai rencontré aucun des personnages, puisque je les ai tous inventés : leur nom, leur famille, leur histoire personnelle, leur vécu, leurs sentiments… Seul le substrat médical est vrai.

 

M : A-t-il été  difficile  pour vos personnages de vous livrer leurs histoires ? Leurs émotions ? Leurs douleurs de tous les  jours où la survie de cet organe est primordiale …Dans votre livre,  vous parlez de "Janus" qui est une divinité romaine qui signifie le passage : doit-on en conclure qu'il préside la vie et la mort ? Doit-on choisir entre un cœur malade et un cœur qui a perdu son âme ?


C.R-S
: Bien entendu, le sujet était en or, le cœur ayant longtemps été le symbole de l’intelligence, de l’âme, et suscitant bien des questions, voire des mystères… C’est une veine romanesque inépuisable, et il était intéressant ici de jouer entre le « muscle » cardiaque et les interrogations qu’il suscite, les émotions qu’il procure. C’est pourquoi J’ai employé Janus plutôt dans le sens d’un dieu à 2 visages, extrapolé sur un bon et un mauvais côté.

 

M  : Ce cœur qui est au centre du débat de vos histoires, joue un rôle capital pour vos personnages ….  Devons-nous avoir peur de notre  propre cœur ?


C.R-S. :
Pour répondre à votre dernière question, je ne crois pas un instant qu’il faille avoir peur de notre propre cœur, mais au contraire lui faire confiance. Soigner le cœur pour faire durer l’amour…


Propos recueilli par Magali Castellon